Arimi Daouda écope de 20 ans de travaux forcés

Société / Arimi Daouda écope de 20 ans de travaux forcés

18-07-2018 à 16:07:15

Cotonou, 17 juillet 2018 (ABP)- La Cour d’assises de Cotonou a condamné ce mardi, le sieur Arimi Daouda, vulcanisateur et cultivateur, à vingt ans de travaux forcés pour avoir commis le crime de parricide sur la personne de son père Moussèdikou Daouda à Massafè dans la commune de Kétou.

Selon les faits, le mardi 23 avril 2013, le nommé Moussèdikou Daouda travaillait dans un champ sis à Massafè, commune de Kétou, lorsqu’il a été rejoint par son fils Arimi Daouda. Au cours d’une dispute entre les deux, celui-ci a asséné un coup de machette à la nuque de son père Moussèdikou Daouda qui est aussitôt tombé puis en a succombé. Pour faire disparaître les traces de son forfait, Arimi Daouda avait commencé par enfouir le corps de son père lorsqu’il a été surpris par des passants. Interpellé et inculpé de parricide, il a reconnu les faits tant à l’enquête préliminaire que devant le magistrat instructeur. L’extrait du bulletin n° 1 de son casier judiciaire ne porte mention d’aucune condamnation pénale antérieure. Toutefois, l’enquête de moralité ne lui est pas favorable.

Devant la cour, Arimi Daouda a reconnu les faits de parricide mis à sa charge. Il a expliqué que c’est suite au constat que ses champs de manioc et de maïs ont été détruits et après le coup de coupe-coupe que lui a asséné à l’épaule son père qu’il a, sous l’effet de la colère et dans l’intention de lui faire peur, esquissé un coup de machette qui malheureusement l’a atteint mortellement à la nuque. Il a indiqué que c’est son père qui a été le premier à lui donner un coup qu’il a reçu à l’épaule. Expliquant d’autres actes posés, il a ajouté que c’est en raison de la peur qu’il a eue après le crime qu’il a cherché à faire disparaître le corps par enfouissement. Il a confirmé qu’il prenait de l’alcool et du chanvre indien. Il a terminé en promettant de ne plus prendre l’alcool et la drogue. Toutes ces réponses découlent des questions que lui ont posées, le président de la Cour, Christophe Atinmakan et Madame Marie José Patinvo, représentant le Ministère public.

Prenant ses réquisitions, le Ministère public a expliqué que les éléments constitutifs du parricide, à savoir, les éléments légal, matériel et intentionnel sont réunis. Elle a aussi fait remarquer que l’accusé n’est pas un malade mental mais plutôt un toxicomane. L’enquête de moralité souligne aussi qu’il est violent et agressif lorsqu’il prend de la drogue. Le comble est qu’il est considéré comme un divorcé social, même rejeté par les membres de sa famille aux yeux desquels il constitue un danger permanent. En conclusion, le Ministère public a requis contre lui les travaux forcés à perpétuité.

Mais Me Claire-Lise Henry a trouvé que la peine requise est trop lourde pour l’accusé. Elle a plaidé la clémence et sa relaxe car, l’accusé est un malade mental. Au lieu de l’envoyer pourrir en prison, pense-t-elle, il faut plutôt le conduire dans un centre de traitement des maladies mentales pour le bonheur de son unique enfant.

Dans son verdict, la Cour est allée dans le sens de la sanction. Elle a déclaré l’accusé coupable de parricide et l’a condamné à vingt ans de travaux forcés. Il est en détention préventive depuis le 30 avril 2013.

La Cour a été présidée par Christophe Atinmakan et ses assesseurs étaient Georges W. Gbaguidi et Malick Cossou. Mme Marie José Patinvo a représenté le Ministère public et Me Christophe Chéou a tenu la plume.


ABP/JMN/JFH

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